Manifestation aux côtés des personnes handicapées : des revendications justes
lundi 2 juin 2008 à 09:50 :: Société

Chers amis,
Samedi matin, je me suis rendu à la manifestation des personnes handicapées qui ont répondu massivement à l'appel du Collectif Inter Associatif du Handicap des PO (CIAH 66) présidé par Francis ROQUE.
Ce collectif regroupe l'ADAPEI 66, l'ADEPO 66, l'APF, l'Amitié des Aveugles, l'AFP, l'APIDA, la FEDE ADEPO, la FMH 66, la FNATH 66, JUNTS, SESAME AUTISME et l'UNAFAM 66.
C'est sur la Place de Catalogne de Perpignan que le cortège a pris son départ. Je me suis mêlé à la foule, écouté les uns et les autres, une pause photo par ici, une signature par là...
L'ambiance qui était bon enfant et les centaines de banderoles chamarrées, de drapeaux catalans, de panneaux revendicatifs ne pouvaient cacher la détresse, mais aussi le courage et la dignité des très nombreuses familles qui s'étaient données rendez-vous.
Des femmes et des hommes qui, à l'inverse de certains professionnels du genre, n'ont pas l'habitude de descendre dans la rue; des femmes et des hommes qui se battent pour leurs droits légitimes à l'égalité, au refus d'être marginalisés, discriminés.
De nombreux élus étaient en tête du cortège, droite et gauche confondue, car la cause des personnes handicapées est de celle qui transcende les clivages politiques traditionnels. Samedi, nous avons tous laissé nos querelles à la maison.
Des élus du département, mais aussi des élus de l'Agglomération et des membres du Conseil municipal de Perpignan étaient présents pour bien montrer la solidarité de tout un territoire. Uni et fraternel. Tel était le message des élus de la République que nous sommes.
Alors que la camionnette qui nous précédait haranguait la foule, nous avons descendu le Boulevard Clémenceau, pour emprunter le nouveau parvis du Castillet.
Comment ne pas être marqué quand on voit ses frères et soeurs soutenir un des membres de leur famille. On dit la nouvelle génération égoïste et personnelle. C'est une belle leçon qu'ils nous ont donnée là.
Ils étaient là, arborant fièrement leur t-shirt, portant les panneaux "Ni pauvres ni soumis", donnant des témoignages poignants sur la situation que vit au quotidien le petit frère ou la grande soeur grâce au micro qui circulait de mains en mains et dont le son résonnait à travers les amplis de la camionnette de tête.
J'ai bien senti à un moment donné la main molle et grasse de Monsieur CODOGNES me mettre un autocollant dans le dos que le Conseil Général avait édité pour l'occasion. Ma foi, c'est au niveau du personnage.
Je n'ai rien dit car la cause était plus importante.
Il ne comprenait pas que je puisse voter la loi de février 2005 sur le handicap et manifester en même temps aujourd'hui aux côtés des personnes handicapées.
J'ai failli me retourner pour lui rappeler que la gauche au pouvoir n'avait rien fait et que les deux seules lois qui ont incontestablement fait progresser les droits des personnes handicapées sont celles de 1975 du gouvernement CHIRAC et de 2005 du gouvernement De VILLEPIN.
Certes, il reste encore un long chemin à faire : l'AAH au niveau du SMIC pour les personnes -500 000- difficilement incapables de travailler, la possibilité d'étendre à l'AAH les mécanismes du RSA de Martin HIRSCH aujourd'hui réservés aux seuls RMIstes, ou encore la multiplication incontournable des structures d'accueil notamment pour les adolescents et adultes handicapés.
On était tous rassemblés, dans un combat qui ne peut pas et qui ne doit pas être enfermé dans des luttes partisanes.
Mais il est vrai que Monsieur CODOGNES ne connaît, et n'a jamais connu que des combats partisans et des combinaisons politiciennes.
Après être passé devant la Préfecture, puis l'Hôtel de Ville, nous nous sommes réunis sur le parvis du Castillet qui trouve là, sa vraie vocation : l'espace de rassemblement, au pied du symbole identitaire de notre cité catalane, rassemblements de tous genres, festifs, associatifs, revendicatifs.
C'est ici, le coeur de la Cité.

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