Chers amis,
Je veux tout d’abord m’adresser aux Perpignanais et aux Perpignanaises qui ont élu en juin dernier l’équipe que j’animais ;
je veux leur dire que je ne me dérobe en aucune manière à mes responsabilités, à mon engagement vis-à-vis d’eux.
C’est au contraire par respect pour eux et pour réussir le projet que je leur ai présenté, pour faire simple proximité, développement durable et développement économique, qu’aujourd’hui, j’ai demandé à
Jean-Marc PUJOL, actuel Premier-adjoint, d’assumer à temps plein la responsabilité de Maire.
Je le fais en accord avec mon équipe très unie et solidaire ; je le fais en accord avec ce que j’ai toujours dit : à savoir que
c’était mon dernier mandat et que je voulais être un passeur ;
je ne trompe personne et je veux dès le début de mon mandat accompagner mon équipe dans ce passage de témoin.
J’ajoute, que la réforme des collectivités locales s’accélère : renforcement des intercommunalités, suppression de la taxe professionnelle,
l’avenir de Perpignan se joue de plus en plus dans la capacité à construire le développement puissant et cohérent du bassin d’emploi de Perpignan qui va bien au-delà des limites actuelles de notre Communauté d’Agglomération.
C’est en 2010 que tout va se jouer ; cela impose un Président d’Agglomération disponible, à l’écoute de chaque maire en capacité d’organiser cette nouvelle collectivité territoriale dont dépendra l’avenir de Perpignan et du Département.
Je ne trompe personne, je respecte mes engagements et je fais le choix de l’efficacité et de l’honnêteté.
Passer de Maire à Maire adjoint et qui plus est en restant Président de Perpignan Méditerranée, n’est pas à proprement parler une «
démission-abandon » mais un changement de poste dans l’équipe : c’est le choix réfléchi d’une organisation optimale de l’équipe «
Perpignan au cœur ».
C’est un choix clair, loin des calculs politiciens, dicté par le seul souci de servir efficacement la Cité que j’aime passionnément.
Le choix de
Jean-Marc PUJOL n’est pas «
mon choix » mais la proposition que j’ai faite à l’équipe «
Perpignan au cœur » qui en dernier ressort aura la responsabilité du choix par un vote à bulletin secret le 22 octobre prochain.
En fait, j’ai proposé
Jean-Marc PUJOL, pour les mêmes raisons qui m’ont conduit en juin dernier, mais déjà en avril 2008, à le proposer au poste de 1er adjoint : ses compétences, son sens du service public et de l’honnêteté rigoureuse, son humanisme et j’ajoute sa distance vis-à-vis des combats partisans.
Enfin il est aujourd’hui disponible ayant pris sa retraite.
La question de "
Premier adjoint" ou "
dernier" ou "
simple conseiller municipal" a été largement débattue avec l’équipe «
Perpignan au cœur ». Je dois néanmoins rappeler que c’est le maire nouvellement élu qui proposera au vote du conseil municipal une liste d’adjoints.
Etre tête de liste, c'est-à-dire premier adjoint, a l’avantage de bien marquer la volonté de construire un tandem efficace : Maire – Président de l’agglomération.
Quant aux délégations qui pourraient m’être confiées, je souhaite qu’elles concernent des champs d’action où la coordination ville-communauté doit être assurée fortement, par exemple les projets qui concernent le développement durable et le développement économique.
Il s’agit d’agir pour Perpignan depuis l’Agglo. On a encore quelques jours pour en débattre.
La réforme des collectivités locales et Gérone à 30 minutes fin 2010 et à 20 en 2012, Barcelone à 50’ en 2013 c'est-à-dire la nécessité pour l’agglomération Perpignanaise (et le département) de ne pas rater ce rendez-vous, de se donner les moyens d’une politique de développement économique ambitieuse sont les raisons qui m'ont poussé à mettre en pratique la fin du cumul des mandats Maire-Président d'Agglomération.
Le cumul des deux mandats devient un handicap. Je signale d’ailleurs que je n’ai cumulé les deux fonctions qu’à partir de 2001, auparavant je n’étais que Vice Président de la Communauté de communes ; quant au cumul avec le mandat de sénateur notre éloignement des centres de décisions parisiens l’impose.
Pour dire simplement : hier la charge de travail du cumul de mandats était acceptable et ce cumul était donc efficace.
Aujourd’hui le même souci d’efficacité m’amène à une autre organisation des responsabilités. Je suis d’ailleurs convaincu que ce cumul sera tôt ou tard interdit par la loi, compte tenu du poids chaque jour renforcé de l’intercommunalité.
Je ne fais qu’anticiper……
Alors, pourquoi si vite, 4 mois après l’élection municipale ?
Je l’ai déjà dit :
c’est l’accélération de la réforme des collectivités locales et la suppression de la principale ressource des communautés à savoir la taxe professionnelle qui oblige à une très grande disponibilité dès 2010 sur les missions de la communauté d’agglomérations, son renforcement, son organisation, ses financements et son extension.
J’ai la chance d’avoir avec moi
une équipe très unie et donc de pouvoir proposer très sereinement dès aujourd’hui une nouvelle répartition des rôles.
Bref,
personne ne peut contester ma passion pour Perpignan et cette terre ; personne ne peut contester que j’ai toujours dit que c’était mon dernier mandat et que je voulais être un «
passeur de génération » mais je sais que cette décision a surpris et souvent troublé y compris mes amis proches, quant à
mes adversaires toujours sous le choc de leur piètres résultats de juin dernier, s’ils crient au déni de démocratie alors qu’ils m’accusaient de cumuler…
Ils oublient d’ailleurs que Georges FRECHE ou Pierre MAUROY (PS) ont pris la même décision il y a quelques années….
A tous je veux dire : j’ai fait avec mon équipe le choix de l’efficacité et de la responsabilité avec un seul but : savoir répondre aux besoins des Perpignanais de
proximité, de sécurité, de logement, d’équipement, construire l’avenir économique de notre cité et son développement durable.
Merci à vous toutes et à vous tous !
Jean-Paul ALDUY